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L’adolescence est marquée chez les jeunes filles par la survenue des premières règles vers l’âge de 12,8 ans en France [1]. Les troubles des règles sont fréquents en période péri-pubertaire, caractérisés par la présence de saignements utérins abondants et de dysménorrhée. Bien que souvent fonctionnels en lien avec l’immaturité de l’axe gonadotrope [2], ces troubles ont un impact notable sur la qualité de vie de ces jeunes filles [3] et doivent savoir être explorés et traités de façon adaptée. En cas d’aménorrhée primaire définie par l’absence de règles à l’âge de 15 ans, une démarche diagnostique bien conduite doit être établie à la recherche d’une pathologie susceptible d’altérer la fertilité ultérieure.

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La préservation de la fertilité (PF) est une activité en plein essor. Elle permet de conserver des gamètes (ovocytes, spermatozoïdes) ou du tissu ovarien ou testiculaire. Elle est médicalement indiquée avant un traitement gonadotoxique ou en cas de pathologie risquant d’altérer la fertilité, et la révision de la loi de bioéthique de 2021 a autorisé l’autoconservation sans raison médicale.
Chez la femme, trois techniques existent : prélèvement d’ovocytes matures après stimulation, prélèvement d’ovocytes immatures sans stimulation et maturation in vitro (MIV), ou prélèvement de tissu ovarien.
Chez l’homme, la PF peut passer par la congélation de sperme émis par masturbation (après la puberté), la congélation de spermatozoïdes par biopsie testiculaire et, chez le garçon prépubère, par la congélation de tissu testiculaire.

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L’allaitement maternel apporte de nombreux bénéfices pour la mère et l’enfant, et est recommandé de façon exclusive pendant 6 mois. La chirurgie de réduction mammaire est une intervention très fréquente en chirurgie plastique et concerne souvent des femmes en âge de procréer. La connaissance de l’impact de cette chirurgie sur les possibilités futures d’allaitement paraît donc essentielle afin d’informer au mieux les patientes.

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L’acétate de cyprotérone est un progestatif, à la fois antigonadotrope et antiandrogénique. L’effet antiandrogénique est dose-dépendant. Après évaluation du rapport bénéfice/risque, l’acétate de cyprotérone doit être réservé au traitement de l’hirsutisme sévère, après échec des autres alternatives thérapeutiques.
Il n’a pas l’AMM dans le traitement de l’acné ou de l’alopécie androgénogénétique et son utilisation dans ces indications est à proscrire. Un bilan préthérapeutique est nécessaire pour vérifier l’absence de contre-indications, les plus importantes étant les antécédents d’accidents thromboemboliques, un méningiome, une grossesse et une altération de la fonction hépatique.

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La périménopause est une période de transition hormonale durant laquelle des pathologies estrogénodépendantes comme les fibromes utérins sont plus fréquentes. Les manifestations cliniques des fibromes peuvent être nombreuses mais la plupart sont asymptomatiques et ne justifient aucune prise en charge thérapeutique.
Du fait d’une nette diminution de la fertilité en périménopause et d’un projet parental généralement accompli, les possibilités de prise en charge des fibromes symptomatiques sont multiples, avec en traitement de choix l’hystérectomie.
Les alternatives à cette intervention sont la myomectomie, l’embolisation, la myolyse et les techniques de résection de l’endomètre.
Les traitements médicamenteux, quant à eux, sont principalement réservés au contrôle des saignements en phase aiguë ou en préopératoire.

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L’endométriose se définit comme la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus. Cette pathologie est fréquente (environ 10 à 15 % des femmes en âge de procréer). Il s’agit d’une pathologie estrogénodépendante, reposant essentiellement sur une greffe de cellules souches endométriales, aggravée par le reflux menstruel.
L’interrogatoire et l’examen clinique sont primordiaux pour suspecter le diagnostic, qui pourra faire appel à des examens complémentaires (échographie, IRM). Le dépistage actuel fait appel à des panels de biomarqueurs (cytokines, microARN) ou à des algorithmes dans le but de diminuer le retard diagnostique, évalué à 8 ans en France.
La mise en place de réseaux de soins (comme Endobreizh en Bretagne) conduira les femmes et les médecins à mieux connaître cette maladie pour mieux la diagnostiquer et la traiter. Il nous semble donc que l’endométriose est encore largement sous-diagnostiquée.

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ser une abstinence tabagique durant le suivi de femmes fumeuses enceintes. Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé en simple aveugle mis en place dans 18 maternités en France. Le principal critère de jugement était l’abstinence tabagique continue depuis la première visite après la date d’arrêt du tabac jusqu’à la 6e visite, avant l’accouchement.
Les incitations financières visant à récompenser l’abstinence tabagique ont été associées à une augmentation du taux d’abstinence chez les fumeuses enceintes. Ces incitations pourraient donc être mises en œuvre en tant qu’intervention sûre et efficace pour aider les fumeuses enceintes à arrêter de fumer.

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Le sujet de la sexualité est de plus en plus abordé dans notre société actuelle mais il reste peu évoqué sur le temps de la maternité. Pourtant, de la grossesse à l’arrivée du nouveau-né, les femmes vivent des changements corporels et psychologiques qui vont influer sur leur désir sexuel, faire évoluer les liens affectifs et sexuels du couple, entraînant une modification de leur sexualité.
Les professionnels de santé doivent prendre conscience de l’importance de leur écoute, de l’intérêt d’informer et de conseiller dans un but de prévention. Cet accompagnement global permettra de maintenir l’équilibre sentimental et sexuel du couple.
Aider les couples à être parents tout en restant un couple sexué dans l’intimité, c’est les accompagner vers un “bien-naître”.

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Le cancer du col de l’utérus est le 12e cancer le plus fréquent en France et l’un des rares cancers pour lesquels le pronostic reste sévère. La mise en place d’une campagne de dépistage organisée (DO-CCU) à l’échelon national reste donc à ce jour un enjeu important de santé publique.
Depuis l’arrêté du 30 juillet 2020, le DO-CCU repose sur la réalisation d’un test HPV-haut risque (HPV-HR), complété d’une cytologie réflexe en cas de positivité.
Chez la femme en périménopause et la femme ménopausée, l’interprétation du frottis cervico-utérin (FCU)
ainsi que la colposcopie sont rendues difficiles à cause de la carence estrogénique.
Plusieurs études ont montré l’intérêt d’un traitement estrogénique préalable au FCU et à la colpos­copie pour améliorer l’efficacité de ces deux examens. Ainsi, il pourrait être intéressant de rediscuter les modalités du dépistage chez les femmes présentant une carence estrogénique, en y incluant une préparation estrogénique préalable, en l’absence de contre-indication.

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La prescription d’une contraception à l’adolescence doit être adaptée aux enjeux spécifiques à cet âge : une fertilité élevée, une exposition fréquente aux IST, un accès parfois limité à la consultation de gynécologie et aux traitements.
Toutes les méthodes de contraception sont envisageables. La stratégie de prescription doit tenir compte des antécédents de la patiente, de son mode de vie mais aussi des conséquences de l’initiation précoce d’un traitement hormonal sur sa santé à plus long terme.
L’objectif est de guider au mieux l’adolescente tout en respectant son autonomie et son intimité : la création d’une relation de confiance pourra s’avérer déterminante dans la suite de son suivi gynécologique.

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