Revues générales
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En France, une femme enceinte sur deux est susceptible de contracter le cytomégalovirus (CMV) pour la première fois pendant la grossesse. Cette infection peut être à l’origine d’une infection congénitale qui peut être très sévère.
L’amélioration des connaissances de l’histoire naturelle de la maladie permettent désormais une prise en charge raisonnée de ces infections, basée sur le diagnostic sérologique, l’échographie diagnostique, l’amniocentèse et, dans certains cas, l’IRM et la ponction de sang fœtal.
À l’heure actuelle, il est démontré que le respect des mesures d’hygiène diminue le risque d’infection maternelle et donc le risque de séquelles congénitales. Si les critères OMS ne sont actuellement pas réunis pour proposer un dépistage généralisé, une information des couples, elle, doit être donnée. En 2014, en l’absence de traitement et de vaccin, la prévention reste la meilleure arme pour lutter contre le CMV.

Revues générales
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Les BDC de la ménopause sont dues à la perturbation des neuromédiateurs dans le centre de régulation thermique. Leur fréquence, intensité et durée sont des paramètres personnels qui peuvent être modifiés par la façon de vivre et l’environnement.
Le fait de substituer l’insuffisance estrogénique remet en place le thermostat biologique, mais plusieurs situations rencontrées par les gynécologues ne permettent pas cette éventualité.
La régularisation de l’hygiène de vie et du comportement essaie de récupérer quelques bienfaits mais n’est pas suffisant, en général, pour des BDC sévères et fréquentes.
La revue des moyens de thérapies comportementales ou des thérapeutiques agissant sur la voie neuromédiatrice ou hormonale n’est pas aisée, la qualité du prescripteur pouvant changer les critères des BDC, mais les études elles-mêmes étant parfois orientées ou incomparables.
Il s’agit d’un enjeu économique important qui a amené un nombre considérable de produits pharmaceutiques ou de compléments alimentaires à notre disposition, mais peu sont les produits véritablement bien étudiés, efficaces et de toute façon hors AMM.

Revues générales
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L’acné est une pathologie inflammatoire complexe du follicule pilosébacé sous dépendance hormonale. D’autres facteurs physiopathogéniques sont bien connus : la composition particulière du sébum et la présence d’une bactérie P. acnes. La prise en charge de l’acné de la jeune femme est souvent difficile. La polémique sur les pilules en 2013 a conduit à des changements ou des arrêts de contraceptions chez de nombreuses femmes qui ont vu réapparaître leur acné. De nouvelles questions se sont posées.

Revues générales
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En 2002, avant la publication des résultats de l’étude américaine Women’s Health Initiative (WHI), il y avait, en France, un peu plus de 2 millions de femmes prenant un traitement hormonal au moment de leur ménopause ; 10 ans après, elles ne seraient plus que 650 000.
Ce traitement a été accusé de tous les maux : augmentation de cancers du sein, des accidents cardiovasculaires, des accidents thromboemboliques veineux, des démences… Après le choc, des questions se sont posées quant au bien-fondé de ces résultats. On a d’abord évoqué le groupe de femmes sélectionnées (âge moyen 63 ans, surpoids, antécédents pathologiques cardiovasculaires), les molécules utilisées (estrogène conjugués équins, progestatifs de la classe des norprégnanes).
Un grand pas de réhabilitation a été fait depuis 12 ans. D’une part, avec les publications des auteurs qui avaient été impliqués dans cette étude, admettant leurs erreurs, allant même jusqu’à dire que, pendant 12 ans, des femmes avaient été privées – à tort – des bénéfices liés à une amélioration de leur qualité de vie à la ménopause.
Les résultats des études KEEPS, ELITE, DROP, CÉCILE, la poursuite des études ESTHER et E3N semblent confirmer l’intérêt et l’absence de risques cardiovasculaires, carcinologiques et thromboemboliques lorsque le THM est débuté tout de suite après le début de la ménopause.
Le 14e congrès de l’International Menopause Society vient de se tenir à Cancún du 1er au 4 mai dernier. Les différentes sociétés internationales ont été unanimes à ce sujet.

Analyse bibliographique
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C’est une méta-analyse effectuée sur la large base de données de la littérature médicale (Medline, EMBASE, Cochrane Central Register of Clinical Trials, DARE et CINAHL) entre 1984 et 2012 par deux reviewers indépendants qui ont évalué la qualité de la méthodologie des études.

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L’image du corps se construit en harmonie avec le schéma corporel et le corps social. Des désordres peuvent être associés à l’obésité : il peut se produire une divergence entre l’image perçue, l’image désirée et l’image renvoyée par la société. La pression de la norme sociale peut retentir profondément sur ces dimensions psychologiques, aggravant le sentiment d’échec et la réalité d’une discrimination et d’une stigmatisation.
La chirurgie de l’obésité entraînant une perte de poids majeure peut améliorer, dans la majorité des cas, la situation, mais elle peut générer des problématiques complexes, d’où l’importance d’un accompagnement psychologique de cette prise en charge médico-psychologique.

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L’hydroxychloroquine reste le traitement de base du lupus. Ses effets bénéfiques au cours de la grossesse sont confirmés et les modalités de la surveillance ophtalmologique ont été précisées récemment. Les biothérapies ciblées sur le lymphocyte B n’ont pas supplanté les immunosuppresseurs classiques, mais le belimumab a obtenu l’autorisation de mise sur le marché au cours du lupus actif en dehors des atteintes rénales ou neurologiques. Le rituximab garde sa place au cours des cytopénies ou de certaines atteintes rénales réfractaires, et de nouveaux anticorps monoclonaux comme l’epratuzumab font espérer de nouvelles avancées. La prise en charge doit également intégrer la prévention du risque cardiovasculaire et la prévention des infections. L’adhésion au traitement est essentielle et peut être améliorée par l’éducation thérapeutique.

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Certaines pathologies utérines considérées comme bénignes chez la femme en âge de procréer peuvent être à l’origine de complications diverses au cours de la grossesse. Il s’agit par exemple des malformations utérines congénitales présentes chez 5,5 % des femmes, ainsi que des fibromes utérins dans 25 % des cas. Le dépistage ou la connaissance de ces anomalies vont permettre d’organiser un suivi spécifique et de limiter certaines complications obstétricales.

Revues générales
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Découvertes lors d’hémorragies utérines, les hyperplasies de l’endomètre sont de définition histologique. Elles peuvent comporter des atypies ou non. Leur prise en charge dépendra de la nature histologique exacte, du statut hormonal, du désir de grossesse de la patiente.
L’hyperplasie sans atypies requiert un traitement médical de première intention par progestatifs, et le système intra-utérin (SIU) au lévonorgestrel est probablement le plus adapté (efficacité, tolérance, observance). En cas d’échec, un traitement chirurgical conservateur est à envisager (endométrectomie, thermodestruction). Il est précédé d’un curetage biopsique.
L’hyperplasie avec atypies expose les patientes au risque de cancer de l’endomètre, et l’hystérectomie reste le traitement de référence, en dehors de cas exceptionnels, chez des patientes jeunes pour lesquelles le souhait de garder leur fertilité peut faire discuter des alternatives conservatrices.

Analyse bibliographique
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La chirurgie reste un moyen efficace de traiter l’endométriose, mais certains suggèrent que l’incision d’endométriomes est responsable de dommages sur la réserve ovarienne.
Par ailleurs, cette chirurgie aurait tendance à diminuer l’âge d’apparition de la ménopause, d’après une étude récente sur 239 femmes ayant subi une telle intervention.
Le but de cette étude est de déterminer l’impact au long terme de différentes chirurgies d’endométriomes ovariens, sur la fertilité et l’âge de la ménopause.