Auteur Vauloup-Fellous C.

Laboratoire de Virologie, Hôpitaux universitaires ParisSud, Faculté de Médecine Bicêtre, Université Paris-Sud, Université  ParisSaclay.

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Pour les infections virales aiguës, le plus souvent asymptomatiques, le diagnostic repose sur la sérologie. En présence d’IgM et/ou en cas de séroconversion, le recours à la mesure de l’avidité des IgG spécifiques, à la PCR sanguine et à l’étude comparative des sérums antérieurs et/ou ultérieurs est indispensable pour préciser, éventuellement, le caractère post-conceptionnel de l’infection.
Les indications à un contrôle sérologique sont très restreintes. Pour les infections généralement symptomatiques, la recherche de l’ADN/ARN viral dans les lésions ou le sang est préconisée au plus tôt après l’apparition des signes cliniques maternels. Les indications de la sérologie dans ces situations sont soit très restreintes, soit nulles. Pour les infections virales chroniques, l’interprétation des sérologies ne diffère pas en raison de la grossesse, mais des contrôles sérologiques des femmes séronégatives ayant des facteurs de risque doivent être effectués.

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L’infection materno-fœtale à cytomégalovirus (CMV) est la cause non héréditaire la plus fréquente de troubles neurosensoriels chez l’enfant. On observe une prévalence de nouveau-nés infectés de 0,5 à 1 % dans les pays développés. Malgré un taux élevé de séroconversion pendant la grossesse, la HAS conclut en 2004 à l’absence d’indication d’un dépistage systématique. Depuis, les connaissances sur l’infection à CMV ont nettement progressé.
L’objectif de cet article est de reprendre les avantages et les inconvénients d’une politique de dépistage systématique du CMV, avec comme repère les critères définis par l’OMS. Les arguments contre le dépistage développés à l’époque tombent les uns après les autres. L’Allemagne a franchi le cap du dépistage systématique institutionnel. D’autres pays (Italie, Belgique) le pratiquent largement. En France, en l’absence de traitement, le dépistage n’est toujours pas recommandé de façon institutionnelle.
Cependant, l’information des couples sur les conseils d’hygiène doit être diffusée, conformément aux recommandations du CNGOF en juillet 2015, qui reprennent ce qui avait déjà été dit en 2004.

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En France, une femme enceinte sur deux est susceptible de contracter le cytomégalovirus (CMV) pour la première fois pendant la grossesse. Cette infection peut être à l’origine d’une infection congénitale qui peut être très sévère.
L’amélioration des connaissances de l’histoire naturelle de la maladie permettent désormais une prise en charge raisonnée de ces infections, basée sur le diagnostic sérologique, l’échographie diagnostique, l’amniocentèse et, dans certains cas, l’IRM et la ponction de sang fœtal.
À l’heure actuelle, il est démontré que le respect des mesures d’hygiène diminue le risque d’infection maternelle et donc le risque de séquelles congénitales. Si les critères OMS ne sont actuellement pas réunis pour proposer un dépistage généralisé, une information des couples, elle, doit être donnée. En 2014, en l’absence de traitement et de vaccin, la prévention reste la meilleure arme pour lutter contre le CMV.