Auteur Delcour C.

Service de Gynécologie-obstétrique, Hôpital Robert-Debré, PARIS.

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La vulvite est une affection fréquente chez la petite fille, mais sa prévalence est cependant inconnue [1]. Elle survient en général entre 3 et 6 ans [2], chez des petites filles en cours d’autonomisation concernant la propreté, et disparaît spontanément vers l’âge de 8 ans. Il s’agit dans la quasi-­totalité des cas de vulvites irritatives qui sont traitées par des règles d’hygiène simples. Il est alors indispensable d’expliquer à la famille que les vulvites peuvent récidiver en cas de relâchement des règles d’hygiène. La connaissance de la physiologie vulvaire de la jeune enfant est indispensable pour éviter de proposer des traitements inadaptés qui aggravent ou entretiennent la situation. Les autres causes de vulvite sont beaucoup plus rares et très faciles à distinguer cliniquement.

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L’information concernant les modalités d’utilisation et l’efficacité des contraceptifs reste insuffisante chez les adolescentes à ce jour. L’information et la déconstruction des croyances sont indispensables afin, notamment, d’améliorer l’observance de ces jeunes filles. En pratique, tous les contraceptifs sont possibles selon les mêmes contre-indications que chez l’adulte. La consultation pour contraception chez l’adolescente est un moment clé pour aborder les questions de sexualité, de prévention des IST, s’assurer de la vaccination HPV et dépister les situations de violence.

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Le cancer du col de l’utérus est le 12e cancer le plus fréquent en France et l’un des rares cancers pour lesquels le pronostic reste sévère. La mise en place d’une campagne de dépistage organisée (DO-CCU) à l’échelon national reste donc à ce jour un enjeu important de santé publique.
Depuis l’arrêté du 30 juillet 2020, le DO-CCU repose sur la réalisation d’un test HPV-haut risque (HPV-HR), complété d’une cytologie réflexe en cas de positivité.
Chez la femme en périménopause et la femme ménopausée, l’interprétation du frottis cervico-utérin (FCU)
ainsi que la colposcopie sont rendues difficiles à cause de la carence estrogénique.
Plusieurs études ont montré l’intérêt d’un traitement estrogénique préalable au FCU et à la colpos­copie pour améliorer l’efficacité de ces deux examens. Ainsi, il pourrait être intéressant de rediscuter les modalités du dépistage chez les femmes présentant une carence estrogénique, en y incluant une préparation estrogénique préalable, en l’absence de contre-indication.

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La grossesse est marquée par des modifications physiologiques du fonctionnement thyroïdien qu’il convient de prendre en compte lors de l’interprétation des bilans chez les femmes enceintes. Les dysthyroïdies non équilibrées chez la mère au cours de la grossesse sont associées à une augmentation du risque obstétrical et peuvent parfois avoir un retentissement sévère sur le fœtus et l’enfant à naître sur le plus long terme.
Parmi les dysthyroïdies, la maladie de Basedow correspond à une situation complexe dont la prise en charge est spécifique pendant la grossesse du fait d’un risque fœtal et néonatal accru. Dans ces situations, une prise en charge multidisciplinaire spécialisée est requise.

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L’aménorrhée primaire correspond à l’absence de ménarche après l’âge de 16 ans ou après l’âge de 13 ans si l’aménorrhée s’accompagne d’un impubérisme [1]. Il s’agit davantage d’un symptôme que d’une pathologie à part entière, puisqu’elle peut être révélatrice d’hypogonadisme de cause centrale ou périphérique, d’anomalie de développement utérin, d’obstruction locale empêchant
l’écoulement du flux menstruel ou de pathologies hormonales et non hormonales diverses [2].
L’exploration minutieuse et méthodique de cette aménorrhée est ainsi nécessaire pour en définir la cause et ensuite proposer une prise en charge adaptée.

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Le syndrome génito-urinaire a été redéfini lors du consensus international de 2013.
Il correspond à un ensemble de symptômes et de signes physiques génitaux, sexuels et urinaires secondaires à la carence en estrogènes et autres stéroïdes sexuels au moment de la ménopause. Contrairement aux bouffées de chaleur, le syndrome génito-urinaire a tendance à s’aggraver avec le temps, il est donc indispensable de savoir le dépister et le traiter, d’autant plus que la durée de la vie s’allonge et que ce sujet reste tabou. Cet article a pour objectif de revenir sur les données épidémio­logiques et physiopathologiques du trouble génito-urinaire sans oublier les différents traitements disponibles pour y faire face.

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Outre les contre-indications absolues au traitement hormonal de la ménopause (THM), certaines situations sont à prendre en considération pour peser les bénéfices et les risques attendus avec le THM. Parmi ces situations : les antécédents d’endométriose, de fibromes utérins, les migraines ou les varices/antécédents thromboemboliques veineux. L’objectif de cet article est de définir les différents points d’attention à considérer avant la prescription du THM dans ces situations particulières.