Contraception et auto-immunité

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Les maladies auto-immunes : une prédominance féminine

Une maladie auto-immune se définit comme une réaction inappropriée du système immunitaire, cela concerne 10 % de la population des pays occidentaux et ce chiffre est en augmentation. Elles affectent plus souvent les femmes (avec un rapport femmes/hommes de 10/1 pour la thyroïdite de Hashimoto, 9/1 pour le lupus érythémateux systémique, le Sjögren et la cirrhose biliaire primitive). On peut les diviser et les classer en maladies spécifiques ou non spécifiques d’organes (tableau I).

Parfois, certaines peuvent être associées entre elles, comme la polyendocrinopathie auto-immune type 1 (P 1/500 000) qui associe candidose cutanéo-­muqueuse, hypoparathyroïdie, insuffisance surrénalienne, ou la polyendrocrinopathie de type II qui est caractérisée par la maladie d’Addison liée à la maladie auto-­immune de la thyroïde ou au diabète sucré de type I, ou aux deux, en l’absence de candidose chronique.

Elles peuvent être dues à plusieurs mécanismes [2] :
– auto-immun humoral où les estrogènes (E2) jouent un rôle d’aggravation comme le lupus érythémateux disséminé (LED) et le syndrome d’antiphospholipides (SAPL) ;

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À propos des auteurs

Service de Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction APHP, Sorbonne Université site Tenon, PARIS.

ervice de Gynécologie-Obstétrique et Médecine de la Reproduction, Hôpital Tenon, PARIS.