Toutes les grossesses doivent bénéficier d’une surveillance clinique et paraclinique afin de prévenir, dépister et diagnostiquer toute situation pathologique. Les sérologies effectuées en cours de grossesse font partie de cette surveillance. Certaines sérologies sont obligatoires (virus de l’hépatite B [VHB]), d’autres sont fortement recommandées (virus immunodéficience humaine [VIH], toxoplasmose, rubéole, syphilis). Enfin certaines sont indiquées en fonction du contexte maternel (cytomégalovirus [CMV], virus de l’hépatite C [VHC], virus de la varicelle et du zona [VZV], herpès simplex virus [HSV]). D’autres sont complètement inutiles (entérovirus [EV], virus respiratoires).
L’interprétation des sérologies ou de la PCR ne pose pas de problème particulier en raison de la grossesse et on procède comme chez tout individu immunocompétent. Toutefois, en cas de difficulté d’interprétation des examens biologiques, des centres d’experts peuvent être sollicités pour un avis spécialisé. L’objectif de cet article est de faire le point sur l’interprétation de ces sérologies.
Infections virales aiguës le plus souvent asymptomatiques ou cliniquement peu spécifiques
1. Informations générales
Lors de la primo-infection, les IgM apparaissent 15 à 18 jours après la contamination soit 48 à 72 h après le début des signes cliniques (qui ne sont pas toujours présents) et sont donc très fréquemment absentes les premiers jours, après le début des signes cliniques. Elles vont ensuite disparaître en quelques mois. Leur délai de disparition dépend principalement de la technique utilisée[...]
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