L’endométriose pelvienne est une pathologie très fréquente, dont la prévalence exacte reste mal connue, qui semble concerner environ 10 % des femmes en âge de procréer [1]. La principale manifestation de cette pathologie est la douleur, le plus souvent cyclique à type de dysménorrhées, mais il peut également exister des douleurs pelviennes chroniques non cycliques, des dyspareunies, des douleurs urinaires et/ou digestives cataméniales.
Outre la question de la fertilité qu’il est indispensable de prendre en compte, et que nous n’aborderons pas dans ce chapitre, la gestion de la douleur occupe une place centrale dans la décision de prise en charge de cette pathologie gynécologique [2]. Pour illustrer cet élément clé, il est important de rappeler qu’en cas de découverte fortuite d’endométriose, chez une patiente asymptomatique, il n’est pas recommandé de prescrire de thérapeutique spécifique. Dans cette situation, une simple surveillance clinique et éventuellement échographique pourra être proposée.
Les options de prise en charge des symptômes douloureux de l’endométriose s’articulent autour de trois axes :
– les thérapeutiques antalgiques médicamenteuses ou non médicamenteuses ;
– les traitements hormonaux ;
– la prise en charge chirurgicale.
Le choix de la stratégie thérapeutique devra être centré sur la femme et discuté avec elle : il sera fonction notamment de son histoire médicale, chirurgicale et gynécologique, de son projet de parentalité ainsi que de son souhait (fig. 1).
Nous disposons, en France, d’un large choix de traitements hormonaux. Nous détaillerons ainsi dans ce chapitre les données concernant l’efficacité sur la prise en charge de la douleur des thérapeutiques œstroprogestatives et progestatives seules, puis nous discuterons de la place des traitements macroprogestatifs, des analogues de la GnRH, et des antagonistes de la GnRH qui seront prochainement mis sur le marché français.
Les traitements œstroprogestatifs
Les contraceptions œstroprogestatives (COP) font partie, depuis plusieurs[...]
Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.
Vous êtes abonné(e)
IDENTIFIEZ-VOUS
Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS
Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales
S'inscrire