- Bases physiopathologiques
- Population cible pour l’utilisation d’aspirine faible dose
- Terme d’initiation du traitement et durée du traitement
- Posologie recommandée
- Intérêt d’une anticoagulation préventive associée en cas d’antécédent de prééclampsie
- Recommandations internationales [18, 19]
- Prévention primaire de la prééclampsie : nouvelles perspectives
- Conclusion
La prévalence de la prééclampsie se situe entre 3 à 5 % des grossesses [1], avec un risque de récidive allant de 15 à 30 % selon le terme de survenue, la sévérité de l’antécédent et les éventuelles pathologies vasculaires maternelles associées [2]. Les recommandations d’utilisation de l’aspirine pendant la grossesse en prévention de la prééclampsie font l’objet d’un travail du Collège National des Gynécologue Obstétricien Français (CNGOF), qui devrait être publié prochainement. Ces recommandations, basées sur une analyse exhaustive et rigoureuse de la littérature scientifique médicale, se distinguent des recommandations émises ces dernières années par les sociétés savantes anglo-saxonnes.
Cette mise au point a pour objectif de rappeler les positions du CNGOF, en éclairant les points de désaccord avec les recommandations internationales.
Bases physiopathologiques
La prééclampsie est due à des troubles précoces de la placentation, responsables d’une insuffisance placentaire et d’un dysfonctionnement de l’endothélium maternel [3]. Cela se caractérise par un défaut d’invasion trophoblastique extra-villeux et de remodelage vasculaire sous-placentaire, entraînant des phénomènes d’ischémie/reperfusion et d’hypoxie placentaire.
Au cours de la prééclampsie, il existe une augmentation significative du taux de thromboxane A2 plaquettaire et un effondrement des prostacyclines [4]. L’aspirine agit en bloquant la synthèse du thromboxane A2 via l’inhibition irréversible de la cyclo-oxygénase 1 [5]. Chez les femmes enceintes, il a été montré que l’utilisation de l’aspirine réduisait la production de thromboxane A2 dans 90 à 95 % des cas [6]. Cette inhibition diminue les phénomènes[...]
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