En préambule
Le vieillissement ovarien reste à ce jour un des défis de la médecine de la reproduction. Le déclin de la fertilité chez la femme est physiologique et survient environ dix ans avant la ménopause [1]. Nous assistons depuis plusieurs années à un net recul de l’âge maternel [2], qui implique une majoration de la probabilité d’altération de la réserve ovarienne et de la qualité ovocytaire [3].
La stimulation ovarienne contrôlée par le biais de gonadotrophines en vue d’une fécondation in vitro a pour objectif d’augmenter le nombre d’ovocytes matures, donc fécondables, obtenus par cycle. L’insuffisance ovarienne prématurée (IOP) se définit comme la survenue d’une aménorrhée depuis plus de 4 mois chez une femme de moins de 40 ans, associée à une élévation des gonadotrophines (hormone de stimulation folliculaire [FSH] supérieure à 20 UI/L sur deux prélèvements distincts) [4]. Les patientes présentant une insuffisance ovarienne prématurée ou une altération de la réserve ovarienne sont généralement considérées comme de mauvaises répondeuses à la stimulation ovarienne contrôlée en vue d’une assistance médicale à la procréation et peuvent, par conséquent, faire face aux limites de la procédure.
La folliculogenèse ovarienne est marquée par deux phases de recrutement : la phase initiale est un processus continu qui consiste en une entrée en croissance des cohortes de follicules primordiaux. Les cellules périovocytaires se multiplient et se différencient en cellules de la granulosa, entraînant le passage au stade de follicule primaire puis de follicule secondaire, au cours duquel la thèque va se différencier. La phase de recrutement initiale est indépendante des gonadotrophines. La suite de la croissance folliculaire menant le follicule antral au stade de follicule mature préovulatoire est dépendante des gonadotrophines et consiste en un recrutement cyclique (fig. 1) [4].
Les patientes atteintes d’IOP ou ayant une réserve ovarienne altérée présentent un nombre insuffisant de follicules[...]
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