Que faire des lésions de bas grade persistantes ?

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L’infection à human papilloma virus (HPV) est une infection fréquente banale qui sera, dans la grande majorité des cas, sans conséquences cliniques du fait de son caractère le plus souvent transitoire et spontanément régressif. Chez un faible pourcentage de femmes, cette infection reste persistante et peut induire l’apparition de lésions précancéreuses ou lésions intraépithéliales de haut grade (LIEHG).

Contrairement aux LIEHG, les LIEBG ne sont pas des lésions précancéreuses et évoluent rarement vers des lésions précancéreuses et encore plus rarement vers des cancers. Ces LIEBG sont, dans la majorité des cas, des manifestations de l’infection transitoire à HPV et régressent donc, le plus souvent, spontanément.

Fréquence des LIEBG

Avant l’introduction du test HPV en dépistage primaire [1], 4-5 % des cytologies de dépistage étaient anormales, dont 2,5 % d’ASCUS (anomalies des cellules malpighiennes de signification inconnue) et 2 % de LIEBG. La probabilité de retrouver une LIEBG histologique est estimée à 43 % en cas de cytologie LIEBG et à 32 % en cas de cytologie ASCUS [2], ce qui en fait les lésions les plus fréquemment retrouvées après une colposcopie. Il est important de savoir qu’après une cytologie LIEBG, il est fréquent d’avoir une colposcopie normale (environ 40 %) puisque la cytologie dépiste aussi bien la présence de koïlocytes dans les cellules superficielles et intermédiaires (qui peuvent être la seule manifestation de l’infection productive), que les lésions de bas grade histologiques (anomalies nucléaires et figures mitotiques sur le 1/3 inférieur de l’épithélium).

Avec la mise en place du dépistage primaire chez les femmes de plus de 30 ans par test HPV, seules les LIEBG liées aux HPV oncogènes sont actuellement dépistées.

Risque de progression des LIEBG

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À propos de l’auteur

Service de Gynécologie, CHU, MARSEILLE.