Quelle courbe de croissance utiliser ?

0

La situation actuelle en France, concernant le dépistage des anomalies de la croissance, n’est toujours pas satisfaisante, pour plusieurs raisons [1] :

– le taux de dépistage du PAG qui reste très insuffisant, avec une sensibilité proche de 20 % ;

– l’absence de recommandation concernant le choix d’une courbe d’EPF qui a favorisé l’utilisation de différentes courbes de croissance ;

– le référentiel actuellement recommandé des biométries fœtales (BIP, PC, PA, LF), élaboré par le Collège français d’échographie fœtale (CFEF)/Salomon [2] en 2006, qui présente certaines limites, notamment sur le positionnement des callipers.

De plus, l’apparition récente des courbes prescriptives, évaluées par une littérature de plus en plus abondante, a amené les sociétés savantes à évaluer ces nouvelles courbes afin de proposer les référentiels les plus appropriés à notre pratique de soins pour le dépistage des anomalies de la croissance en France.

Terminologie

On oppose un fœtus ou un nouveau-né [1, 3] :

– AGA, équivalent français de Appropriate for gestational age (AGA) lorsque son poids est compris entre le 10e et le 90e centile ;

– PAG, équivalent français de Small for gestational age (SGA) lorsque son poids est inférieur au 10e centile ;

– GAG, équivalent français de Large for gestational age (LGA) lorsque son poids est supérieur au 90e centile.

En période anténatale :

>>> Le PAG est défini par un PA et/ou une EPF inférieurs à un seuil prédéfini pour son âge gestationnel. Les fœtus PAG ont généralement une EPF ou un PA en-­dessous du 10e centile, bien que le 5e centile, le 3e centile, une déviation à –2DS ou du Z score aient également été utilisés comme seuils[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Gynécologie-Obstétrique, Hôpital Universitaire Robert-Debré, Paris.