- État des lieux
- 1. La période périnatale : une période à risque
- 2. Le suicide maternel : une réalité
- 3. Nécessité d’un dépistage du risque suicidaire
- 4. Objectifs des actions à mettre en place
- Méthodes : mise en place du protocole de dépistage systématique et de prise en charge des vulnérabilités
- 1. Mise en place du dépistage systématique des vulnérabilités
- 2. Évolution vers le dépistage systématique du risque suicidaire en trois temps formalisés : la répétition de l’EPDS à 22 SA et 32 SA
- 3. Population maternelle
- Résultats
- Conclusion
État des lieux
1. La période périnatale : une période à risque
La période périnatale est connue pour être source de profonds remaniements psycho-socio-biologiques chez la femme. D’une part, cette période peut fragiliser davantage les femmes si elles présentent au préalable des vulnérabilités, notamment des pathologies psychiatriques chroniques telles que le trouble bipolaire et la schizophrénie qui sont à fort risque de déséquilibre en période périnatale. D’autre part, cette période est associée à un risque accru d’apparition de troubles mentaux d’intensité variable (20 % des femmes toutes pathologies psychiques confondues), allant du trouble anxieux ou du baby-blues à la dépression, et plus rarement à la psychose du post-partum [1].
Les troubles psychiques durant la période périnatale sont associés à une prévalence plus élevée d’idées et de conduites suicidaires chez la femme [2]. Ces situations, trop souvent insuffisamment repérées et prises en charge, peuvent avoir des conséquences graves, telles que le risque de mort par suicide pour la mère et de troubles du développement affectif et cognitif pour l’enfant. La psychiatrie périnatale, discipline relativement récente, intervient via les soins psychiques[...]
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