- Les différentes options thérapeutiques en matière d’endométriose
- 1. Les traitements hormonaux
- 2. La chirurgie
- 3. L’assistance médicale à la procréation (AMP)
- Stratégie thérapeutique moderne de l’endométriose
- 1. Douleur, sans désir immédiat de grossesse
- 2. En cas d’infertilité
- 3. Propositions de nouvelles options stratégiques thérapeutiques [3]
- Conclusion
L’endométriose, maladie inflammatoire chronique qui affecte 10 à 15 % des femmes en période d’activité génitale, est définie par la présence de tissu endométrial en situation ectopique (en dehors de la cavité utérine), conséquence d’un reflux de sang pendant les règles (régurgitation menstruelle) [1]. Responsable de douleurs pelviennes et d’infertilité, cette pathologie peut altérer de façon très importante la qualité de vie des patientes [2]. L’endométriose est une maladie hétérogène avec trois phénotypes, parfois associés : l’endométriose péritonéale superficielle (SUP), les kystes ovariens endométriosiques ou endométriomes ovariens (OME) et l’endométriose profonde (EP) lorsque les lésions endométriosiques pénètrent dans les organes et/ou structures de la cavité abdominopelvienne (ligaments utérosacrés, vagin, intestin, vessie, uretère, diaphragme) [3]. De nombreuses comorbidités sont observées chez les patientes endométriosiques, en partie liées aux altérations du profil immunitaire observées dans cette pathologie [4], ce qui en fait une maladie ayant un impact systémique [3, 5].
Les progrès effectués ces dernières années en matière d’imagerie (échographie par voie vaginale ([EVV] et IRM) permettent d’affirmer que l’endométriose, y compris chez les patientes jeunes (moins de 35 ans), est fréquemment associée à l’adénomyose, définie par la présence d’endomètre dans le myomètre. L’adénomyose est également une maladie hétérogène et, si de nombreuses classifications ont été proposées [6], les trois formes principales sont l’adénomyose diffuse, l’adénomyose focalisée externe (antérieure et/ou postérieure) et l’adénomyome [7]. L’adénomyose, également responsable de douleurs[...]
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