Comment repérer et diagnostiquer une lésion cancéreuse vulvaire (à l’exclusion des mélanomes) ?
Prurit et pertes sont des symptômes non spécifiques. En revanche, saignements, douleur et dysurie sont plus évocateurs.
Cliniquement, l’examen peut retrouver une tumeur ulcérée ou non (fig. 1), une leucoplasie souvent très épaisse (fig. 2), une lésion verruqueuse. Ulcération chronique à base indurée (fig. 3) et infiltration (fig. 4) sont également évocatrices, d’où l’importance de la palpation de toute la vulve à chaque examen clinique.
L’examen clinique recherche systématiquement une atteinte multifocale et une extension de voisinage : méat urétral, marge/canal anal, paroi vaginale, col utérin, palpation des aires ganglionnaires.
La (les) biopsie(s) sont indispensable(s) au diagnostic. Plusieurs biopsies, avec une cartographie précise de leur topographie, sont essentielles et guident le chirurgien [1-3].
1. Lésions précancéreuses des carcinomes épidermoïdes
Les carcinomes épidermoïdes surviennent dans 2/3 des cas sur un lichen scléreux et dans 1/3 des cas sur une lésion squameuse intraépithéliale de haut grade HPV-induite (VHSIL), précédemment appelée néoplasie intraépithéliale vulvaire classique (VIN classique) [4-7].
Lichen scléreux vulvaire
Le lichen scléreux (LS) atteint les femmes de tout âge mais sa fréquence augmente avec l’âge. Le risque de progression vers un carcinome épidermoïde est d’environ 3,5 % pour l’ensemble des LS et pour toute une vie. La probabilité cumulée passe de 1 % après 1 an à 37 % après 25 ans de suivi. Par rapport à la population générale, ce risque est multiplié par 33. Le délai de progression est plus court chez les femmes[...]
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