- Épidémiologie
- Modifications de la sphère génito-urinaire secondaires à la carence en estrogènes
- Diagnostic du syndrome génito-urinaire de la ménopause
- Traitements du syndrome génito-urinaire
- 1. Règles hygiéno-diététiques
- 2. Traitements locaux
- 3. Traitements généraux : le traitement hormonal de la ménopause
- Conclusion
Épidémiologie
Depuis de nombreuses années, l’espérance de vie a tendance à augmenter. En France, en 2018, l’espérance de vie à la naissance des femmes est de 85,4 ans (données Insee publiées le 26/03/2019, https://www.insee.fr). On estime par ailleurs que la ménopause survient en moyenne entre 50 et 53 ans chez les femmes européennes [1], ce qui signifie qu’elle représente en moyenne une période de vie d’environ 30 à 35 ans.
Le syndrome génito-urinaire de la ménopause, ou Genitourinary syndrome (GSM) selon le terme anglo-saxon défini lors du consensus de 2013 de la NAMS (North American Menopause Society) et l’ISSWSH (International Society for the Study of Women’s Sexual Health) [2], est défini par un ensemble de symptômes génitaux et sexuels, mais également urinaires secondaires à la carence en estrogènes et/ou autre stéroïdes sexuels au moment de la ménopause.
S’il a été montré que les bouffées de chaleur ont tendance à s’améliorer sans traitement plus on s’éloigne du début de la ménopause, il n’en est pas de même pour les troubles génito-urinaires qui ont tendance à s’aggraver avec le temps [3]. On a ainsi observé que près de 45-63 % des femmes ménopausées souffrent de troubles génito-urinaires [4].
Le syndrome génito-urinaire est responsable d’une altération, parfois majeure, de la qualité de vie, comme rapporté par 50 à 80 % des femmes concernées dans la littérature [3, 4], et pourtant 70 % d’entre elles n’osent pas aborder le sujet avec leur médecin traitant ou leur gynécologue et jugent ce sujet sensible [4].
Il est donc indispensable de questionner les patientes sur la survenue de ces symptômes ainsi que sur leur retentissement, et de les informer de l’évolution attendue de ceux-ci.
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