Le cytomégalovirus (CMV) est un virus responsable d’infections généralement a- ou peu symptomatiques, fréquentes ; son caractère pathogène s’exprime surtout chez les patients dont les défenses immunitaires sont faibles, tels que les immunodéprimés (chimiothérapie, immunosuppresseur, SIDA) ou les fœtus. Il s’agit de l’infection congénitale la plus fréquemment rencontrée dans les pays développés et une cause importante de troubles auditifs chez les enfants.
En 2004, l’HAS a émis des recommandations concernant le dépistage de l’infec-tion à CMV chez la femme enceinte. Ces recommandations faisaient le point sur les connaissances de cette pathologie à l’époque, et concluaient à l’absence d’indication du dépistage systématique. Il n’était pas justifié, selon les critères de l’OMS, en raison des éléments suivant :
– absence de traitement ;
– données épidémiologiques incomplètes (infection secondaire, séquelles sensorielles tardives) ;
– performance des tests sérologiques variable ;
– difficulté d’établir le pronostic ;
– prise en charge non consensuelle ;
– conséquences négatives du dépistage (anxiété, fausses couches iatrogènes liées à l’amniocentèse, IMG) prédominant sur les risques de déficit ou de séquelle grave.
Pour ces mêmes raisons, un dépistage en préconceptionnel ou ciblé sur la population à risque ne semblait pas pertinent (dimension large de la population, incertitudes sur les infections secondaires). Cependant, il était ensuite précisé que “dans tous les cas, l’information concernant des mesures d’hygiène universelles doit être donnée aux femmes enceintes et, si un dépistage sérologique a été réalisé, un diagnostic de séroconversion doit conduire à une prise en charge spécialisée par un[...]
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