Faut-il mesurer le col avant de transférer en niveau 3 ?

0

La prématurité reste la principale cause de mortalité et morbidité périnatales. Devant des parturientes se présentant pour des contractions utérines et des modifications cervicales, le diagnostic de menace d’accouchement prématuré (MAP) reste toujours difficile. La faible sensibilité et spécificité de l’examen clinique du col chez ces patientes est responsable d’un taux élevé de faux-positifs et faux-négatifs. Ces difficultés d’identifier une parturiente présentant une MAP ont bien été documentées : 90 % des femmes se présentant pour des contactions utérines n’ont pas accouché dans les 48 heures et seules 16 % de celles-ci ont accouché dans les 7 jours.

Lorsqu’une patiente enceinte de moins de 32 SA consulte pour des contactions utérines notamment dans une maternité de niveau 1 ou 2, une évaluation objective de la MAP doit être réalisée afin de limiter, tant le taux de faux-négatifs résultant d’un accouchement inopiné d’enfants prématurés sans le bénéfice d’un traitement par corticoïdes et d’un transfert dans une maternité de niveau 3, que le taux de faux-positifs responsables de traitements et d’une prise en charge non nécessaire. L’important [1] ne serait pas de déterminer la probabilité d’accouchement avant un terme donné (34 SA ou 36 SA), mais d’estimer le risque d’accouchement imminent, c’est-à-dire dans les 48 heures ou les 7 jours suivant l’admission afin que des mesures spécifiques comme un transfert en niveau 3 et une maturation pulmonaire par corticoïdes puissent être réalisées. De nouveaux marqueurs de la prédiction d’une naissance prématurée, comme le dosage de fibronectine dans la filière cervico-vaginale et la mesure échographique du col utérin, ont[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Gynécologie-Obstétrique, Hôpital Universitaire Robert-Debré, Paris.